Néocolonialisme économique

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Depuis la décolonisation massives des pays Africains apparu dans les années 1945-1960, l'ancien président de la République française de Gaulle a chargé Jacques Foccart de maintenir la dépendance de leurs anciennes colonies au profit du capital économique français. Pour cela il va utiliser différentes méthodes.

I- Le franc CFA: une volonté de maintenir la dépendance.

Au moment des indépendances, les ex-colonies françaises, adoptèrent une monnaie unique, le franc CFA (le franc CFA des Colonies Françaises d’Afrique, crée en 1945, devient celui de la Communauté Financière Africaine), attaché au franc français (parité fixe entre franc CFA et franc français). Quoique monnaie africaine, le franc CFA est géré en dernier ressort par la France, qui a pour mission d’assurer la parité entre les deux monnaies. Cette réalité implique une véritable mainmise de l’Etat français sur la politique monétaire africaine. Depuis Janvier 1999 et l’adoption de l’euro par la France, cette réalité s’est étendue à toute la zone euro (la parité entre euro et FCFA a été fixée à 655.96 FCFA pour 1 euro)

 

La zone Cfa se divise en trois sous-régions monétaires dirigées par trois banques centrales respectives : L’UEMOA ( Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine) est dirigée par la BCEAO ( Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest), et regroupe des pays tels que le Niger, le Togo, le Sénégal, le Mali, le Cameroun, le Congo, le Gabon, et enfin, la BCC ( Banque Centrale des Comores) dirige la politique monétaire de la république fédérale islamique des Comores.

Les statues de ces banques centrales, bien que réformés en 1973, restent nettement à l’avantage de l’ex-métropole. En effet, celle-ci peut légalement bloquer toute décision monétaire au sein de la zone CFA. Ce droit est assuré par la présence de représentants dans les conseils d’administration respectifs : la BEAC, est dirigée par treize administrateurs, dont trois français ; la BCEAO est dirigée par seize administrateurs, soit deux par pays membres et deux français.

Or la BEAC, ne peut délibérer qu’en présence d’au moins un administrateur par Etat membre et un administrateur français, La BCEAO doit prendre des décisions capitales à l’unanimité, et la BCC ne peut adopter de décision qu’avec l’accord d’au moins cinq des représentants. Cela signifie clairement qu’aucune décision monétaire au sein de la zone CFA ne peut se prend sans l’aval de la France.

 

Les enjeux d’un tel système sont évidents : la France a conservé des relations commerciales et financière très développées avec ses anciennes colonies dont le Togo et le Gabon. Aussi, la meilleur façon d’assurer la sécurité de ces relations est d’assurer une stabilité monétaire entre les deux zones. Cette stabilité est assurée par le lien fixe entre le franc français et la zone CFA : la parité et la libre convertibilité sont assurées par le Trésor français. Une telle garantie rassure les investisseurs français, puisque aucun risque de convertibilité ne vient entraver le rapatriement régulier de leurs bénéfices.

 

En conclusion, on voit avec le franc CFA, une forme de néocolonialisme économique afin de maintenir la dépendance monétaire africaines au profit du gouvernement français.




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