Néocolonialisme politique


                                  Néocolonialisme politique

 

Après que les ex colonies d’Afrique, et plus particulièrement les pays subsahariens, eurent obtenu leur indépendance. Le général de Gaulle a mis en place des gouverneurs locaux qui devaient exploiter les ressources naturelles e géopolitiques des ces anciennes colonies. Dès lors que ces pays eurent la possibilité d'élire démocratiquement leur représentant comme au Togo  ces derniers furent assassinés ou renversés avec l’aide de l’armée française. Au contraire des dictateurs tels que Eyadema ou Bongo ont été portés à la tête de ces nouveaux pays. Nous verrons le cas du Togo et du Gabon avec le couple « France-éyadema » et « France-bongo »



I- Le cas du Togo.

 

La France a joué un rôle conséquent dans la mise en place, et le maintien de la dictature togolaise. Depuis, le 3 janvier 1963, elle n’a cessé de soutenir politiquement et militairement ces régimes totalitaires pour ses propres intérêts. Le 13 janvier 1963 les militaires franco-tologais firent un putsch (coup d’état) ou Eyadema assassina Sylvanus Olympio.


                     Olympio  

a) Un meurtre manipuler par Paris ?

 

Sylvanus Olympio a été la première personne victime d’un coup d’état en Afrique noir. Il avait été élu au cours des premières élections démocratiques des ex colonies françaises. Il était respecté et admiré. Il créa une association nommée Comité de L’unité togolaise, qui deviendra plus tard un parti politique et qui devait faire face à l’animosité du gouverneur de France. Ce dernier ira même jusqu'à créer un parti politique à tendance purement francophile, dirigé par le beau-frère de Sylvanus Olympio : Nicolas Grunitzky.

Un point important est à préciser, la France était la puissance tutélaire du Togo, elle envoyait des missions au Togo afin que ce dernier puisse s’administrer par eux-mêmes… Mais la France, au vu des efforts de la part d’Olympio pour une véritable indépendance du Togo, essayera par tous les moyens de contrecarrer ses efforts. De quelle façon ? Tout d’abord en favorisant le partie de Nicolas Grunitzky lors des élections électorales. En effet, les différents administrateurs coloniaux soutenaient les divisions ethniques et sociales au Togo. Cela aura pour conséquence une défaite du parti d’Olympio, mais ça ne le découragea pas. Il avait même décidé de se rendre à une assemblée générale des Nations Unies qui devait se tenir à Paris, ce que n’approuvait pas la France. Pour l’empêcher la France fera des pressions sur ses patrons, ces derniers lui donnèrent un ultimatum : une croisière de luxe tout payé ou la démission. Finalement, il choisira la démission, cet acte lui apportera une gloire exceptionnelle.

Il rencontrera le Général de Gaulle, où il lui demandera l’indépendance de son pays, ce que ne pouvait faire de Gaulle. Deux ans après cette rencontre, en avril 1960, Olympio se fera élire

Président de la république. L’un de ses premiers objectifs était que le Togo puisse sortir de la zone franc au profit de la monnaie anglaise. Les accords qui devaient fixer la rupture entre la Banque de France et celle du Togo devaient être signés le 15 janvier 1963, deux jours avant sa mort…

On peut donc constater que la mort d’Olympio était une véritable aubaine pour la France, on peut même se demander si la décision de sa mort n’a pas été financée par la France.



 

b) Le couple « France-Eyadéma »

           

            Après la mort de Sylvius Olympio, Eyadema installa, par un coup d’Etat militaire, un régime lui permettant de gouverner à sa guise, avec bien sur, l’aide de la France pendant 40 ans. Il est le fer de lance de la politique française et de la défense des intérêts français dans la sous région.

Cet homme est rejeté, par le peuple togolais de plus en plus indigner, irriter par le peuple. Il est considérer comme peu côtoyable par la  « Communauté international » faisant soucis au couple France-Eyadema.

Le, 13 janvier 1983, 20 ans après l’assassinat de Sylvanus Olympio, François Mitterrand accepta l’invitation d’Eyadéma et donc de ce fait reconnut la légitimité de la politique conduite depuis le meurtre du président fondateur Olympio.

La France et Eyadema multipliaient les complots, c’est ainsi que de 1993 à 1994, lorsqu’ils organisèrent des élections présidentielles et législatives truqués qu’ils gagnaient sans trop de difficultés, ce qui arrangeait les intêrets de la France. En revanche l’opposition remporte les élections législatives de février 1994. Edem Kodjo président de l’UTD (Union Togolaise pour la Démocratie) est nommé 1er ministre par le président de la République qui refusera le premier choix de l’assemblée. Cette manœuvre permit de semer la discorde entre le CAR (Comité d’Action pour le Renouveau ) et l’UTD, car Edem Kodjo ne disposant pas d’une majorité, le RPT redevint majoritaire en vote et s’attribua ainsi les principaux ministères (Défense, Affaires étrangères, Intérieur...). Le Président Eyadema avait ainsi conforté sa position.

Les élections présidentielles de Juins 1998, voient s’opposer le Général Eyadema et Gilchrist Olympio, fils de l’ancien Président assassiné. Durant le dépouillement du scrutin, sous la pression du pouvoir, la commission électorale démissionne, au profit du  Ministère de l’Intérieur qui a assuré la poursuite des opérations et qui a publié les chiffres : 51,3% des voix pour Eyadema. L’opposition dénoncent les fraudes. Pour calmer la grogne de ceux qui réclament son départ après ces élections truqués, Eyadema jure solennellement, publiquement, qu’il ne briguerait plus un nouveau mandat en 2003. Mais le 30 décembre 2002, l’assemblée nationale dominée par le parti au pouvoir modifie la constitution de 1992 au profit d’Eyadema qui est autorisé désormais à briguer autant de fois qu’il le souhaite afin de se présenter au scrutin 2003. C’est sans surprise qu’il est réelu pour cinq ans. Malgré les félicitations adressées par le Chef de l’état français, ces élections ont été mises en doute par huit ONG qui parlent de « coup de force électoral » et de mises aux arrêts y compris pour les militaires soupçonnés d’avoir voté pour l’opposition.

Eyadema à régnait à la façon d'un gouverneur sur cette néocolonie française.


                Eyadema





II- Le cas du Gabon.


A)  L’avènement d’Omar Bongo.

 En 1961, après l’indépendance du Gabon, la France signa des accords de coopération avec Léon M’ba qui avait été élu président du Gabon.  Ces accords stipulés l’accaparation des richesses minières du Gabon au profit de la France.

Léon M’ba deviendra un subalterne de la France, avec la quel il favorisa un traité faisant du Gabon un véritable bassin de matières premières pour la France, Voici ci-dessous un extrait du texte :

« « La République française est tenue informée des programmes et projets concernant l'exploitation hors du territoire de la République Gabonaise des matières et produits stratégiques.
 « En ce qui concerne les matières premières et produits, la République gabonaise réserve par priorité leur vente aux Etats de la Communauté après satisfaction des besoins de sa consommation intérieure et s'approvisionne par priorité auprès de ces Etats
. »

En 1964, Léon M’ba est renversé par un coup d’Etat militaire. Mais les troupes françaises suivant les accords de défense signée entre les deux pays, intervinrent pour rétablir l’ordre. En 1967 M’ba se fit relire à la tête du pays mais mourut la même année. C’est son vice président, Albert Bernard Bongo qui lui succéda. Ce dernier était déjà dans l’esprit de Jacques Foccart pour succéder à Léon M’ba qui souffrait d’un cancer.


      Léon M'ba à Paris


B) Omar Bongo : Un homme sans partage.

 

            Omar Bongo, a été au pouvoir grâce à l’aide de Jacques Foccart, son premier objectif pour la France, sera d’assurer l’intermédiaire de livraison d’arme dans la guerre du Biafra (la guerre civile du Nigeria). En 1968, Omar Bongo fond un régime de parti unique, fondé sur le parti démocratique Gabonais (PDG). Il se fera réélire, sans opposition, président à la suite des élections truqués de 1973. Pas d’opposition ? Cela est normal il a fait assassiner son rivale Germain M’ba, en 1971, par un français Bob Denard.

En 1974, le Gabon devient un membre de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), dès lors le Gabon sera considéré par la France comme une plate-forme pétrolière. Les troupes françaises iront même jusqu'à s’installer au Gaon afin de conserver ses intérêts. De plus la garde militaire est composé de militaires français. Bizarre me direz-vous ? Mais au vu de la relation entre la France et Omar Bongo, il n’y a pas de questions à se poser.

En 1980, sera crée un mouvement (clandestin) d’opposition au régime d’Omar Bongo. De plus la chute des cours de pétrole, entraîneront des difficultés économiques, qui nécessitera l’aide de la FMI (Fonds monétaire international) ce qui va accélérer la démocratisation du pays. D’après l’ancien directeur de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure)

Pierre Marion, Omar Bongo aura étaient le plus ancien homme politique françafricain et aura influencer en retour la politique française par de nombreux pots de vins et moyens de pression. Ainsi les partis politiques et les compagnies françaises telles que ELF s’enrichissaient sur le dos des gabonais.

Omar Bongo sera réélu grâce au trucage des élections avec bien sur l’aide de la France.

En 1990 le pluralisme s’effectue de plus en plus grâce aux élections législatives, qui verra la victoire du parti d’Omar Bongo. Ces résultats seront décriés par l’opposition, s’en suit de violentes émeutes qui provoqueront l’intervention militaire française. Lors des élections présidentielles de 1993, Omar Bongo l’emporte encore, l’opposition démocratique accusera une fois de plus la présidence de fraude.

Les dernières fraudes datent de 2003 avec d'abord les chiffres tronqués du recensement de 2003 donnés en mars, chiffres qui furent totalement confectionner. La population gabonaise, que le Ministère du plan avait établie à 1.269.732 habitants, fut, sur ordre du régime Bongo, revue à la hausse par la Cour constitutionnelle, qui fixa la population gabonaise à 1.520.911 habitants, au vu des prochaines élections qui se dérouleraient en 2005.

    
                    Omar Bongo et Jacques Chirac

    
                   Omar Bongo et Nicolas Sarkozy

 


 

 

 

 


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Commentaires (1)

1. salomon (site web) 04/12/2012

quoi qu'on dise EYADEMA est l'un des artisans de de la stabilité et de la coesion sociale que l'on peut constater en afrique de l'ouest.togolais authantique et panafricain;il a lutté pour la paix partout en Afrique et fait parti aujourd'hui des rares personnes qui peuvent reclamer la paternité de L'UA la CEDEAO et de l'UEMOA. a bas les jaloux et bien que mort vive EYADEMA

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